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Hautes Alpes : Serre Chevalier, un paysage à couper le souffle
Situées idéalement entre la mer et la montagne, à proximité de l’ex-frontière italienne, le département des Hautes Alpes possède de nombreux atouts touristiques et un paysage sauvage, authentique, brut de décoffrage, très recherché par les randonneurs comme les skieurs. Au programme de ce reportage, rencontre avec des amoureux de nature : un ancien photographe d’agence et un guide de randonnée ch’ti qui a trouvé son paradis ici.
On a du mal à croire que cet endroit de France a connu des fins de mois difficiles au début du siècle, avant le boom de l’or blanc et du tourisme en montagne citadin pour profiter de l’air pur de la vallée du Queyras et de la Guisane. Et pourtant, en pratiquant les sentiers de randonnées empruntés par des générations de randonneurs, on comprend bien qu’ici, rien ne tombe du ciel. Il faut aller le chercher, à la sueur du front.
Eté comme hiver. La montagne entoure la vallée et le paysage est à couper le souffle en cette fin de mois d’août. Des massifs découpés, des neiges éternelles, encore bien visibles au dessus de 3000 mètres. L’homme a dû beaucoup travailler pour arriver à se fondre dans le paysage et générer une économie. Le résultat est plus que réussi puisque la station de Serre Chevalier est désormais une des plus importantes stations du massif des Alpes. Avec plusieurs villages typiquement montagnards et des chalets dont les prix n’ont rien à envier à la région parisienne. Il faut dire qu’ici, la flore est omniprésente en été, avec le superbe jardin botanique alpin du Lautaret, rassemblant plus de 2000 espèces, à 2100 mètres d’altitude. Une pure merveille à ne pas rater (ouvert jusqu’au 21 septembre). Les visites commentées avec une étudiante en botanique y sont passionnantes.
Enfant du pays, Fred Malguy, photographe professionnel, ayant vécu la période euphorique de la glisse (surf des neiges, rafting, ski, etc) connaît la montagne comme un parisien un plan de métro. Très pédagogue, celui qui accompagna le raid Gauloises, raid aventure réputé parmi les plus durs au monde dans les années 80-90 s’est désormais définitivement mis au vert, si on peut dire. A en juger les cimes blanches qui jettent un défi permanent à l’homme, pas si sûr. Depuis quelques années, ces stages photographiques connaissent un bon succès par le bouche à oreille. Les stagiaires photos, « des seniors très technophiles ou des jeunes de 18-20 ans absolument passionnés », selon Fred, y trouvent un terrain de jeu idéal pour progresser en terme de prise de vue, été comme hiver. Les différents plans, la lumière très changeante, le paysage grandiose et une faune locale plutôt visible sont autant de prétextes à des sorties photos encadrées, un concept très répandu dans les pays anglo-saxons, qui fonctionne.
Randonnée en montagne et rando croquis
A propos de la population anglo-saxonne, on peut dire qu’elle aime la station, à en juger les résidences achetées ou construites sur place. Sans oublier les projets touristiques qui voient le jour dans la vallée. Des équipements plutôt haut de gamme. Autre investisseur de taille : le groupe jurassien Valvital, basé à Lons-le Saunier fait construire un complexe thermo-ludique de 4500 m2 sur deux niveaux. A la clé, 130 créations d’emplois…Bien que le chantier ait pris du retard, l’ouverture a débuté cet été avec un bassin au 1er niveau. Visiblement, l’attente était forte, à en juger par la fréquentation estivale. Localement, pour se loger en tant que touriste de passage, l’offre est plutôt concentrée sur des locations, résidences hôtelières ou les quelques chambres et tables d’hôtes existantes, comme les chambres du soleil de la sympathique famille Macouin, à Saint Chaffrey. L’occasion de dormir en altitude, à 1350 mètres tout de même.
Autre rencontre avec un passionné, Benoît Lemaire, originaire du Nord de la France, guide du bureau des guides et accompagnateurs de Serre-Chevalier. Arrivé en 2000, Benoît a d’abord travaillé en Haute-Provence. Après avoir étoffé son réseau sur place, il s’installe avec sa femme, infirmière et ses enfants. Investi au bureau des guides été comme hiver, il fait partie des 7 permanents l’hiver. Il connaît bien la montagne et sait s’adapter à un public de tout niveau, familial, couple et bien sûr, enfants. Parmi les innovations proposées par le bureau des guides, le rando-croquis plaît aux amateurs de montagne. Une occasion de découvrir la faune et la flore si riche dans ce département, avec un dessinateur professionnel. Et sur les versants préservés de la vallée, les bouquetins, marmottes, sangliers, chevreuils, cerfs et aigles
ne manquent pas. Le Loup du Queyras y est toujours présent. Mais pour connaître les bons endroits, mieux vaut être accompagné par un guide local…/…
Ici, Fred Malguy en action. Photographe indépendant, il a longtemps travaillé en agence et a suivi des événements sportifs de l'envergure du Raid Gauloise. Enfant du pays, il connaît par coeur les montagnes qui encerclent la vallée de Serre-Chevalier. Bon pédagogue, il saura vous dévoiler quelques astuces photographiques, été comme hiver. Avec un tel paysage, ce serait dommage de ne ramener que des cartes postales. Le reportage de Fr. NICOLAS- www.grizzly-press.com copyright
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